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03

Escorial

  • CH CH-000419-1 REI-img-1-30
  • Série
  • 1563 - 1584
  • Fait partie de REICHLIN Bruno

Castello, Gianbattista

Kronborg

  • CH CH-000419-1 REI-img-1-387
  • Série
  • 1574 - 1590
  • Fait partie de REICHLIN Bruno

Alfani-Fornazeris

La véritable représentation du lac de Genève et de ses alentours (Vero dissegno del lago di Geneva con i luoghi chel circondano) a été dessinée par l'artiste Domenico Alfani et gravée par Jacques Fornazeris. Cette vue à vol d'oiseau est dédiée à l'infante Catherine d'Autriche, fille de Philippe II d'Espagne et duchesse de Savoie. L'image s'inscrit dans la tradition des cartes lémaniques inaugurée par Sebastian Münster (avec une vue de petit format publiée dans sa Cosmographie en 1544) et par Johannes Stumpf (dans son atlas de la Suisse – le premier jamais édité – paru en 1548) ; cette tradition connaît un premier sommet avec la carte de Thomas Schöpf de 1578, qui sert de modèle aux cartographes de la fin du XVIe siècle et du début du XVIIe.

Comme dans ces exemples, on constate une grande variété dans la représentation des localités, mais celles-ci sont signifiées plutôt que véritablement figurées, par des fortifications ou des clochers qui n'ont pas de rapport avec la réalité topographique de l'époque, à quelques exceptions près comme l'alignement des tours du château de Ripaille ; l'importance accordée à l'une ou l'autre localité est également fantaisiste, même si les villes les plus importantes (Morges, Lausanne, Thonon) sont distinguées.

Alfani accorde une attention particulière à Genève dont l'organisation générale au bout du lac, en amont de la confluence de l'Arve et du Rhône, est respectée. La précision de certains éléments – l'emplacement central du pont du Rhône et la division de la ville entre Saint-Gervais et la rive gauche, l'organisation des Rues-Basses autour d'un axe, certains détails comme l'alignement des pieux de défense dans le lac, désigné comme palisicata, ou encore le gibet de Champel – pourrait suggérer une bonne connaissance des lieux. L'existence d'une gravure de la ville de la main du graveur de la planche, Jacques Fornazeris, dont la première épreuve est datée de 1589, montre cependant que la vue du Léman s'inspire très probablement aussi de la vue de la ville dessinée en 1548 par Hans Rudolf Manuel Deutsch et publiée peu après par Sebastian Münster qu'il complète par quelques informations nouvelles (gibet de Champel, fort de la Bâtie).

La carte du Léman est probablement contemporaine de la vue de Genève, soit d'un moment de grande tension entre Genève et le duché de Savoie, la République protestante étant en guerre avec son puissant voisin catholique en 1589. La mise en évidence de Genève au-milieu des terres savoyardes est sans doute la preuve de l'intérêt de la Maison de Savoie pour la ville qu'elle cherche alors à reprendre et dominer.

Source : GE200.CH

Goulart

La description du territoire lémanique et de ses environs ("Chorographica tabula Lacus Lemanni locorumque circumiacentium") a été dessinée par le pasteur genevois Jacques Goulart lors d'un séjour d'études en Hollande (1604-1605). Son modèle est la carte manuscrite de Jean Duvillard dont Goulart propose une version corrigée et enrichie. On notera en particulier, outre des modifications des proportions du lac et la belle rose des vents placée en son centre, une toponymie plus détaillée qui indique des lieux-dits (le Mont Blanc apparaît comme le Mont Maudit) et les appartenances politiques régionales. Pour des raisons que l'on devine politiques, la mention du duché de Savoie (en haut, à droite) reste très discrète par rapport à celle du Royaume de France et de l'Helvétie. Le territoire situé à l'est de Genève est, quant à lui, attribué aux Allobroges, une référence anachronique à la Guerre des Gaules de César.

Alors que la carte manuscrite de Duvillard a eu nécessairement un caractère confidentiel, celle du pasteur genevois est gravée et intégrée à la deuxième édition augmentée de l'Atlas de Mercator, publiée par Josse Hondius à Amsterdam en 1606. Le succès de l'ouvrage, réédité à de nombreuses reprises au XVIIe siècle, assura une grande diffusion à l'image. Une galerie de portraits de réformateurs genevois, où l'on reconnaît Jean Calvin, Guillaume Farel, Pierre Viret, Théodore de Bèze et le père de l'auteur de la carte Simon Goulart, souligne l'origine genevoise et protestante du document.

Source : GE200.CH

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